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La contribution #1243

Gami
#1243, le 19/11/2014 - 01:09

Financer les logiciels open sources que les administrations utilisent

Les administrations utilisent pour la plupart des logiciels open sources, et leurs principaux postes de dépenses dans ce domaine sont le support de ces logiciels et la formation du personnel. Cela conduit à l'utilisation de solutions standardisées, mais pas toujours optimales pour les utilisations auxquelles on les associe.

Il s'agit d'adopter un système apparenté à la taxe d'apprentissage, qui bénéficierait aux solutions open sources utilisées dans les administrations et permettraient à ces administrations de financer sans contrainte conséquente l'évolution des logiciels dont ils ont besoin.

Dans la pratique, chaque administration pourrait ainsi faire remonter à la DISIC (ou à une autre structure plus adaptée) une participation financière associée à une liste des logiciels open sources dont elle soutient l'avancement, ainsi éventuellement qu'une "liste de voeux" des points qu'elle souhaiterait voir améliorés sur tel ou tel logiciel. La DISIC transmettrait ensuite aux différents projets les financements issus des administrations, avec la liste des améliorations souhaitées par les administrations (donnée à titre indicative, non contraignante / sans forme de contrat quelconque).
Le rôle de la DISIC (ou équivalent) ici est à la fois d'éviter tout détournement de la participation de la part d'une administration en se posant en tiers de confiance et de se poser en organisme de collecte et de répartition de la participation.

Au niveau de la participation elle-même, il s'agirait de quelque chose qui doit être relativement indolore financièrement pour une administration, par exemple un euro par machine et par mois. Au final, on aurait plusieurs centaines de milliers d'euros redistribués aux projets dont d'administration a le plus besoin.

Il s'agit effectivement d'une énième taxe (ou assimilé) dans le paysage français qui en est déjà surchargé, mais j'ai le sentiment que son utilité à long terme la légitime devant bien des taxes existantes.

2 arguments pour ∨

Alain Garnier
#1381, le 23/11/2014 - 11:57

J'étendrai la notion de financement aux logiciels tout court. Pas seulement l'Opensource. L'état en faisant appel aux logiciels (à  supposer qu'ils soient concus en France) finance des actifs et des plateformes qui à moyen terme vont faire la force du numérique.

Mais pour cela il faut que ce soit localisé en FR ou en Europe. Sinon, financer de l'Opensource par exemple américain revient à financer leur R&D nativement...

Cf les travaux de l'association EFEL sur le sujet.

Gami
#1244, le 19/11/2014 - 01:10

On peut aussi imaginer comme variante de laisser aux administrations le choix de verser une contribution financière ou d'affecter au moins un fonctionnaire (designer/développeur/...) à mi-temps sur un projet donné (si le projet le permet bien sûr , son travail devant au moins équivaloir en temps - mais pouvant dépasser bien sûr - la participation financière précédemment citée. 

Le travail d'une telle personne serait supervisé à la fois par son administration de rattachement, qui peut lui fournir une feuille de route d'améliorations à effectuer, et par la DISIC, qui vérifiera par exemple l'effectivité des contributions.

 

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1 argument contre ∨

Jean-Pierre DUVAL
#1276, le 20/11/2014 - 10:27

Ecrire totalement ou contribuer partiellement à des logiciels libres ne fait pas partie des missions de l'Etat.
D'autre part, la production de logiciels libres est autant d'emplois à forte valeur ajoutée perdu, se traduisant par une perte de salaire et de pouvoir d'achat pour les particuliers, de PIB et de capacité d'exportation pour la nation, d'impôts et de taxes pour l'Etat.
Rappel : l'Etat est constitué de lois provenant d'hommes politiques levant des impôts pour faire des investissements et travailler ses fonctionnaires au services des citoyens.

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