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La contribution #3087

MasterCard
#3087, le 26/01/2015 - 15:36

Réduire les flux d’argent liquide pour favoriser la simplicité, la transparence, le contrôle, l’efficacité et donc la croissance

41%*, soit près de la moitié des transactions en France, se font encore en argent liquide. Bien que parmi les pays dont le pourcentage de transactions électroniques soit le plus élevé dans le monde, la France dispose de réelles marges de progression dont l’efficacité dépend en partie du rôle des pouvoirs publics. Comme le montre de très nombreux exemples partout dans le monde, quel que soit le niveau de développement du pays (e.g. Corée du Sud, Afrique du Sud, Argentine, Italie, Lituanie, etc.), tout un ensemble de mesures coercitives et incitatives peuvent être mises en œuvre pour encourager l’usage des paiements électroniques. Au-delà de ces actions, les nouvelles technologies et le numérique peuvent très clairement contribuer au développement rapide de cette électronification de l’économie et des transactions, au détriment des billets de banque et des chèques, lesquels génèrent un grand nombre de coûts directs et indirects. Il est par exemple estimé que les espèces coûtent entre 1 et 1.5 % du PIB (impression, distribution, sécurisation..). Elles favorisent également l’économie souterraine, la fraude, la corruption, tout en réduisant les rentrées fiscales directes ou indirectes. A contrario, les paiements électroniques (quel que soit le support ou le canal utilisé) permettent le suivi des transactions, la traçabilité et la transparence, la réelle protection des consommateurs et commerçants, une meilleure identification de la fraude, la rapidité, l’ouverture des débouchés pour les commerçants (vente en ligne), de meilleures rentrées fiscales, etc.

Concernant tout particulièrement les pouvoirs publics, les transactions électroniques favorisent en effet une plus forte adéquation entre la collecte d’impôts indirects (TVA, notamment), directs (impôts sur le chiffre d’affaires) et l’activité économique du pays. Elles favorisent également un meilleur contrôle des dépenses publiques, ainsi qu’une forte réduction des coûts de gestion (par rapport aux coûts divers générés par les espèces et les chèques). Réduire des coûts, rendre plus simples et pratiques des transactions, ne peut que libérer un surcroît de croissance. Divers études ont d’ailleurs clairement montré un lien évident entre usage des paiements électroniques et croissance du PIB (entre autres, une étude de Moody’s de février 2013 : The Impact of Electronic Payments on Economic Growth).

Les citoyens quant à eux bénéficient, grâce aux solutions de paiements électroniques, d’une variété d’outils indispensables pour accéder au commerce en ligne et aux meilleures offres selon leurs demandes, à l’épargne, aux prêts personnels.

Et pour les commerçants et les entreprises, les bénéfices sont tout particulièrement liés à la réduction des coûts grâce à une réduction de la fraude,  à une rapidité des transactions, et à des remboursements même en cas de transaction frauduleuse ou d’insolvabilité du client.

Il est donc important que la stratégie de modernisation des pouvoirs publics inclue un volet sur l’électronification des paiements, que ce soit pour les dépenses du secteur public (aides sociales, achats de biens et de services…) ou pour les recettes (impôts, taxes locales, frais de scolarité, stationnement en ville, frais hospitaliers, etc.).

Les solutions de paiement électroniques digitales peuvent prendre la forme de cartes de paiement (prépayées, débit ou crédit) ou être totalement dématérialisées via le téléphone portable ou les paiements en ligne. Les nouvelles technologies permettent de plus à des acteurs comme MasterCard (associé à des  établissements financiers et partenaires technologiques) de proposer des solutions allant au-delà du paiement : par exemple, la dématérialisation complète des achats, en associant au paiement par carte virtuelle un processus de dématérialisation des factures, ou le paiement sur téléphone portable des dépenses de cantine associée à la sélection du menu, ou encore le paiement des transports publics par une carte sans contact associée à une application conseillant le meilleur trajet…

Les nouvelles technologies numériques et digitales sont donc dès aujourd’hui des leviers essentiels pour les acteurs publics (gouvernement central, régions, départements, villes dites ‘intelligentes’, hôpitaux…) permettant de réduire les coûts, optimiser la qualité des services publics, créer de nouvelles solutions. Le paiement est un élément clé des processus de moderniser car il vise à fluidifier les relations entre les acteurs,  quels qu’ils soient. Sa digitalisation sur la base d’une politique ambitieuse peut générer des économies substantielles ainsi que l’opportunité d’une optimisation des processus en amont et en aval.

MasterCard a l’ambition de renforcer sa coopération avec les pouvoirs publics centraux ou locaux, coopération déjà à l’œuvre en divers lieux. Son expertise, ses différentes expériences tant en Europe que dans le monde, sont au service des dirigeants français.

*: Source: MasterCard Advisors analysis, 2013 | BIS CPSS, 2011 | McKinsey Global Payments Map, 2008 | World Bank, 2011

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