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La contribution #3124

IGN  Compte vérifié
#3124, le 26/01/2015 - 17:34

Mettre en place les outils communs pour un partage et un croisement des données géoréférencées selon une logique de plateforme d’État.

Les professionnels du secteur public et du privé ont besoin d’une description de plus en plus précise et exhaustive des territoires afin de mieux appréhender les phénomènes qui guident leur action. Pour répondre à ce besoin, de nombreux acteurs publics produisent des données en lien avec le territoire. Mais il est nécessaire de pouvoir croiser ces données géographiques car c’est ce croisement qui peut permettre aux acteurs concernés de tirer pleinement parti des données.

La directive européenne INSPIRE constitue une base importante pour l'interopérabilité des données géographiques mais  elle ne suffit pas à garantir la possibilité de croiser les données de façon pertinente. En effet, si cette directive fixe un contenant (autrement dit, des modèles de données), elle ne fixe pas de contenu. Les données produites par les différents acteurs à l’échelle du territoire peuvent ainsi présenter un  défaut de cohérence en termes de choix des objets saisis dans les bases de données, d’échelle ou de critères de saisie, d’exigences de précision géométrique, etc. Il en résulte le besoin d’un service de traitement spécialisé de ces données afin de pouvoir les confronter à bon escient et de façon efficace.

Par ailleurs, la démocratisation des outils du numérique (réseaux de communication mobile, smartphones, objets connectés…) conduit à l’augmentation massive des informations géolocalisées en circulation.  Pour pouvoir croiser ces informations et leur donner du sens, il est souvent nécessaire de les raccrocher à des référentiels géographiques maîtrisés qui servent alors de données pivot. En retour, les informations considérées peuvent alors contribuer à enrichir les référentiels selon une logique collaborative.

Dans ce cadre, les données géoréférencées doivent être rendues accessibles aisément, sous une forme interopérable et superposable. Il s’agit, d’une part, de faciliter les synergies entre les acteurs qui entretiennent ces données (Etat, collectivités, entreprises…), et d’autre part, de constituer un service de référencement basé sur des données pivots communes pour appuyer les usages de la donnée géolocalisée. Au-delà du travail de coordination des parties prenantes autours de ces enjeux, la réflexion sur la structuration technologique de l’Etat pour centraliser l’accès aux données publiques reste un prérequis.          

L’Etat pose progressivement les jalons de sa stratégie technologique, socle d’un Etat-Plateforme, pour répondre aux nouveaux besoins induit par « l’Open Data ». Le décret du 1 août 2014 affirme l’existence d’un système d’information unique commun à l’ensemble des Ministères.

 

Pour aller plus loin, l’Institut National de l’Information géographique et forestière (IGN) propose de :

  • Standardiser l’usage de référentiels géoréférencés communs :
    • entretenir des référentiels d’autorité et des données pivots universelles (base adresse…) ;
    • mutualiser l’ensemble des données produites et utilisées par les administrations, agences et autorités d’Etat à l’échelon national et local, en maintenant une administration répartie ;
    • développer une logique de plateforme d’accès centralisé ;
    • mettre en place des ressources applicatives socle via ces plateformes pour favoriser la mutualisation des actions des collectivités en matière de services numériques.
  • Structurer les données par métier :
    • classer les données par métier afin d’organiser leur gestion en utilisant l’expertise et les connaissances des administrations et établissements publics référents ;
    • garantir l’interopérabilité entre acteurs publics, en évitant de créer des silos de données ;
    • renforcer la fiabilité des données.

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