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La contribution #681

Propositions dans le débat public  Compte vérifié
#681, le 29/10/2014 - 10:26

Décloisonner les projets technologiques au sein de l'administration

Les projets sont souvent pilotés de manière verticale au sein d’une administration, sans interaction approfondie avec les autres structures de la puissance publique. En effet, chaque administration a développé un socle technique pour les services publics qu'elle propose, construisant au fil du temps sa propre culture technologique.

Pour offrir des services publics plus accessibles aux usagers et simples d'utilisation, il est indispensable de raisonner plus globalement dans une démarche de "projet". Cette démarche associerait tous les acteurs internes et externes aux administrations impliqués pour la délivrance d'un service global à l'usager.

Elle implique de repenser la circulation des données nécessaire au bon fonctionnement des services publics (données publiques, données personnelles de l’usager du service public). Il est ainsi nécessaire d’encourager le dialogue entre fournisseurs de données et fournisseurs de service public pour rendre cet échange de données plus fluide.

5 arguments pour ∨

FIEEC  Compte vérifié
#2156, le 16/12/2014 - 10:53

Dans la perspective d’un décloisonnement des projets technologiques au sein de l’administration et de la mise en place d’une démarche projet, l’association des parties prenantes et notamment industries du numérique est essentielle.

OFEI
#1207, le 18/11/2014 - 14:13

« La France est le pays européen ou la gouvernance en ligne est la plus développée devant les Pays Bas et le Royaume Uni, selon une étude de l’Organisation des nations unies. L’hexagone décroche la première place mondiale en termes de services publics en ligne.»

Premièrement, on juge nécessaire de décloisonner les services publics et leurs projets technologiques afin de les rendre uniforme et faciliter leurs accès par les citoyens. Il s’agit de simplifier les échanges entre les administrations et les citoyens grâce au numérique afin de fluidifier le service public. Il est nécessaire de standardiser les projets numériques (interfaces, protocoles) pour les rendre plus facilement accessibles et utilisables par les citoyens.

De plus, il serait souhaitable de rendre les projets ajustables, c'est-à-dire modifiables par le citoyen utilisateur. Cela permettrait d’être au plus près de ses attentes. En s’adaptant à ses demandes, on se rapproche au mieux des besoins du citoyen en termes de numérisation du service public.

 Le logiciel libre se rapproche de cette démarche. Cependant il y a une grande nécessité de formation au numérique dans le service public et chez les citoyens. Aujourd’hui la formation des fonctionnaires au numérique est que très peu mise en place, il n existe aucune formation de ce type alors que ce sont eux les « leviers » pour un service public numérisé. Il faudrait encourager la formation dans l’école et l’enseignement supérieur ainsi que renforcer les filières conduisant aux métiers du numériques pour faire face aux besoins d’emploi des entreprises du secteur.

En outre, la maîtrise des dettes avec une mise sous tutelle des services qui accordent un financement pour ceux qui en ont réellement besoin afin de contrôler les budgets des services publics, le numérique est ce qui facilite le plus la prise de décision aujourd’hui car les informations sont plus fluides

Le numérique bouleverse nos vies et comme tout les changements radicaux, la révolution numérique porte aussi de nouveaux risques : droits, libertés et données personnelles c'est-à-dire l’exposition de la vie privée risque d’être également simplifiée. De plus cela permet l’égalité des entreprises devant l’impôt.

La part du numérique dans l’économie et sa contribution à la croissance est plus faible que chez nos partenaires, nous devons être à la hauteur de l’enjeu et convertir nos atouts en facteurs de croissance et de créativité.

MokDer
#1079, le 10/11/2014 - 08:17

Le CTO de l’état et ses service ont désormais toute légitimité pour poser un schéma directeur général de l’emploi des technologies à l’échelle de l’ensemble des administrations. Par contre il est probablement nécessaire de repenser la conception que nous avons du logiciel. Il est en effet essentiel de le visualiser comme un ensemble qui sera toujours hétérogène mais dont il faut assurer la fluidité intrinsèque, la cohérence générale exactement comme le réseau hydraulique d’un pays ! On ne dicte pas le sens d’écoulement à une rivière mais nous savons la canaliser et l’utiliser à notre profit. Elle rejoindra quoi qu’il advienne la mer sans se soucier de notre accord. La technologie peut être canalisée sans pour autant avoir la nécessité de la contrôler au risque de passer à côté d’un grand nombre d’innovations et changements des usages qui conduisent à l’obsolescence.

Travailler dans les « jointures » est alors essentiel (interface, protocole, interopérabilité réelle, format des données) car cela pose un cadre de convergence naturel. Peu importe la technologie employée si tout le monde adopte la même langue et les mêmes formats d’échanges !

Jean-Philippe Gouigoux
#996, le 05/11/2014 - 22:50

En particulier, le décloisonnement des flux doit amener à supprimer l'approche centralisatrice des données. Etalab suit déjà ce fonctionnement en ne recopiant pas les données des fournisseurs, mais en pointant dessus. La norme DCAT poussée par l'Europe encourage également à aller dans ce sens de données découvrables par leur métadonnées partagées dans des annuaires, mais avec les données elles-mêmes restant sous la supervision du producteur, ce qui garantit sa fraîcheur.

Là aussi, l'utilisation forte de protocoles adaptés comme ODP permettrait d'améliorer la consommation en la standardisant, comme SQL en son temps pour les données locales.

HélèneRse
#1049, le 08/11/2014 - 15:25

Il faudrait vraiment en profiter pour proposer des accès en fonction des centres d'intérêt des utilisateurs et non en fonction des structures organisationnelles (chacun ne regardant alors que sa propre chapelle !!!).
Cela contribuerait à la fameuse simplification. Et cela donnerait du sens aux actions / services proposés et permettrait de repérer tout de suite un service pertinent d'un service inutile.

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1 argument contre ∨

Myriam Rondey
#2895, le 23/01/2015 - 14:36

Le partage des compétences, le décloisonnement, la sollicitation d'experts et le travail en mode projet sont une bonne chose, particulièrement dans le domaine numérique. Cependant, l'Etat, en tant qu'administration publique, doit également être le garant d'un débat et d'une réflexion où les enjeux collectifs priment sur les enjeux individuels et notamment commerciaux. L'implication de multiples acteurs internes et externes aux administrations, l'amélioration de la circulation des données entre ces acteurs, ne doivent se faire que dans un contexte de sécurité vis à vis de ces données, fiabilité et viabilité du système employé.

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