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La contribution #1246

itchiweb.com  Compte vérifié
#1246, le 19/11/2014 - 10:55

Penser l’accessibilité au delà du handicap et de la normalisation

L’accessibilité numérique est souvent réduite à une mise aux normes vis à vis d’un cahier de recommandations (référentiels WCAG, RGAA...). Souvent vécue comme une contrainte (organisationnelle, financière, législative), peut être même à juste titre, la conception normative de l’accessibilité mériterait d’être incluse dans une démarche accessibilité plus globale, transversale, dynamique, volontaire, éminemment  citoyenne, incluant non seulement l’aspect normatif mais aussi : l’expérience utilisateur (sondages, expériences de laboratoire),  la simplification (structure, organisation, clarté de l’information, réduction des ambiguïtés) et toute initiative visant à universaliser l’accès à l’information numérique dès lors où elle contribue à l’égalité en matière d’accès à l’information, pour tous les publics, quelles que soient les situations handicapantes, les connaissances, les équipements, les facilités.

2 arguments pour ∨

Christine MAUPAS
#2722, le 16/01/2015 - 10:20

L'accessibilité numérique, c'est d'abord la compréhension des mots par tous.

L'informatique a généré des vocables nouveaux souvent incompréhensibles de la plupart des gens. Exemple en page d'accueil de cette consultation :"Comment renforcer la littératie numérique de l'administration?". On doit systématiquement remplacer un langage technique réservé à des initiés par un langage courant qui n'exclut pas les précisions et les nuances.

L'informatique est aussi envahie de termes le plus souvent anglais, également incompréhensibles de la plupart des gens. Il faut appliquer la loi Toubon n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française. On doit veiller à utiliser des mots existants (ex : messages) ou à en franciser ou à en créer à partir de racines françaises (ex : courriel, texto). Dans tous les cas, un lexique facilement accessible est indispensable (ex : clic droit).

Il faut également tenir compte de l'âge des gens et d'une manière plus large, de leur relation avec l'informatique : d'une manière générale, plus on est jeune, mieux on est familiarisé à l'informatique. Pour les plus jeunes, les 2 recommandations ci-dessus suffisent. Pour les plus âgés ou pour ceux qui ont peu ou pas d'appétence pour l'informatique, le manque d'agilité face à cette matière constitue un véritable handicap dont il faut impérativement tenir compte, quels que soient les connaissances, les équipements, les facilités. Il faut veiller à combler cette différence, depuis les 2 recommandations ci-dessus jusqu'à l'accompagnement physique d'une personne compétente et adaptée pour servir d'interface avec tout autre interlocuteur à l'autre bout de la chaîne informatique. C'est pour moi un élément indispensable, crucial à l'égalité d'accès à l'informatique.

Le numérique ne remplacera jamais tout-à-fait l'humain. ce n'est qu'un moyen de communication avec ses codes.

 

Jérôme Humbert
#1690, le 28/11/2014 - 14:50

Bonjour,
Quant à l'accessibilité, je pense qu'il faut penser à la fracture numérique d'une part et à la non maîtrise de la langue française et donc envisager d'autres langues de communication.

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