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La contribution #1879

AuxenceCorneilleLornaM2MCPMPGT
#1879, le 04/12/2014 - 16:30

Réduire la fracture Numérique pour améliorer les relations entre l'administration et les usagers

Souvent qualifié de « fossé numérique » par certains, il s’agit de manière générale de l’ensemble des inégalités face aux possibilités d'accéder et de contribuer à l’information, à la connaissance et aux réseaux, ainsi que de bénéficier des capacités majeures de développement offertes par les techniques de l’information et de la communication.

Si tout le monde s’accorde sur le fait que passer à l’air du numérique est essentiel voir inéluctable pour l’administration, en revanche les avis divergent quant à la mise en œuvre de cette politique qui se fait parfois au détriment de l’usager. Cette politique est souvent perçue comme unilatérale car ne prenant pas en compte les difficultés exprimés par les usagers.

En effet, cette réticence exprimée par certains usagers  sur la mise en œuvre de la transformation numérique de l’action de l’état peut se justifier par un certain nombre de facteurs.

D’abord, il faut noter une forte culture historique du contact avec l’administration. La plupart de ces personnes auront tendance à aller au contact physique avec les agents plutôt que de suivre une procédure numérique. Elles préfèrent le contact souvent parce qu’elles ne sont pas familière avec l’outil informatique ou soit pour avoir un réel interlocuteur en face en cas de mal compréhension ou pour obtenir de plus amples informations.

Ensuite, l’accès à internet de tous n’est pas encore une réalité indiscutable. En effet, on récence 19,3% de la population française soit 3,4 millions de foyers qui n’ont pas accès à internet au 31/07/14 (Source Médiamétrie).

Hormis l’aspect générationnel (une partie non négligeable des séniors n’ont pas accès à internet), cet état de chose est aussi dû au fait que ces foyers ont souvent de faibles revenus ou parfois pas du tout;  malheureusement les coûts d’accès à un équipement informatique et une connexion internet reste hors de portée.

Un autre aspect est aussi une mauvaise couverture des territoires, plus particulièrement ceux ruraux ou la connexion est soit quasi inexistante, soit le  débit de connexion reste très faible.

Ainsi,  nous pensons que transformer l’action numérique de l’administration est nécessaire pour non seulement pour entrer dans un processus de modernisation mais aussi s’accorder avec les exigences du monde actuel. Mais cette politique doit tenir compte des réalités aussi bien sociologiques qu’économiques. Il revient donc à l’administration de trouver le juste équilibre pour mettre en œuvre cette action.

Cette contribution n’aura pas de valeur ajoutée si face à ces problématiques nous ne proposons pas de piste de solutions. L’une des actions concrètes que pourrait mener l’administration est de réduire la fracture numérique.

Pour réduire la fracture numérique, nous proposons,

  • Un accès internet à tous (les Conseils Généraux pourraient mettre en place des mécanismes pour permettre une acquisition d’un ordinateur et d’une connexion internet à moindre coût)
  • Une couverture totale du territoire plus précisément les zones rurales (faire des travaux de raccordement à la fibre optique et par ricochet augmenter le débit)
  • Promouvoir une « e-administration interactive et participative en mettant en place un processus de retour d’expérience (donner la possibilité aux usagers des services administratifs en ligne de pouvoir s’exprimer sur tel ou tel services  les prendre en compte afin d’un améliorer la qualité)

 

2 arguments pour ∨

Sylvie Péron
#3150, le 26/01/2015 - 20:23

La fracture numérique est aussi et peut-être encore plus une fracture sur la méconnaissance des outils. On peut avoir un ordinateur, une connexion internet et être très mal à l'aise avec.
La formation est primordiale pour résoudre la fracture numérique.
Les Conseils généraux pourraient jouer un rôle là aussi. Si dans les grandes villes on peut trouver des associations, des maisons pour tous, qui forment pour pas trop cher, ce n'est pas le cas à la campagne.

Conseil general Meuse
#2622, le 13/01/2015 - 09:15

« Un autre aspect est aussi une mauvaise couverture des territoires, plus particulièrement ceux ruraux, où la connexion est soit quasi inexistante, soit très faible ».

 

Cette affirmation ne prend pas en compte l’action de nombreuses collectivités pour réduire les zones blanches / grises Internet, grâce aux réseaux d’initiatives publiques, appelés « RIP ». En Meuse, des zones ne bénéficiant pas d’Internet via l’aDSL classique peuvent accéder à un service jusqu’à 10 Mégas grâce à des technologies radio http://www.net55.fr/index.php?option=com_wrapper&view=wrapper&Itemid=127&lang=fr .

 

Si le développement des infrastructures est important, la valorisation des « RIP » des collectivités l’est aussi, quelque soit la technologie proposée. A ce titre, une action complémentaire à la réduction de la fracture numérique serait la valorisation des RIP.

 

Elle pourrait passer par l’intégration dans l’Observatoire France Très Haut Débit http://observatoire.francethd.fr  des technologies hertziennes telles le Wimax, le Wifimax, l’Airmax, … apportant aux administrés un haut débit de qualité dans l’attente du Très Haut Débit.  En effet seules les technologies filaires sont valorisées aujourd’hui dans cette Observatoire nationale de référence.

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2 arguments contre ∨

Umberto Di Venosa
#2638, le 13/01/2015 - 20:07

Plutot que de commencer par des grandes tirades sur l'inscription d'internet dans la charte des droits de l'homme et du citoyen, un simple accès dans les lieux public et l'assistance si besoin est suffirait.

Sowl
#2509, le 03/01/2015 - 13:55

L'accès internet à tous ne doit pas être pensé uniquement en terme d'aide financière à l'achat et à l'abonnement individuel des utilisateurs parce qu'internet ne sert pas uniquement à la correspondance avec l'administration et l'argent public n'a pas à financer les autres usages. Ne vaut-il pas mieux équiper les lieux publics, postes, mairies, bibliothèques d'université etc... d'ordinateurs en libre service ?

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