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La contribution #2098

Service interministériel des Archives de France  Compte vérifié
#2098, le 12/12/2014 - 17:38

Pérenniser l'information numérique

Le développement de l'administration électronique et la multiplication des échanges dématérialisés questionnent notre capacité à conserver sur le long terme des données menacées par une obsolescence technologique rapide et par les possibilités accrues de falsification de l'information numérique. Pourtant, ces données sont le gage de la transparence de l'action administrative. Elles peuvent aussi servir de preuves pour les citoyens qui veulent faire valoir des droits. Elles constituent enfin les sources de l'histoire de demain. 

Il paraît donc indispensable de prendre en compte, dès l'amont de tout processus de dématérialisation, la question du cycle de vie des données produites ou reçues par l'administration et de leur archivage pérenne. L’État, en association avec les collectivités territoriales, doit aider les acteurs de l'écosystème public à garantir sur le long terme l'intégrité, la lisibilité et l'intelligibilité des informations numériques.

Pour ce faire, le Service interministériel des Archives de France (SIAF) insiste sur la nécessité de : 

  • définir des exigences de qualité pour une copie fidèle et durable d'un document sur support numérique,
  • sécuriser la dématérialisation par le déploiement dans les services publics de systèmes d'archivage électronique reposant sur des pratiques professionnelles reconnues,
  • promouvoir un cadre normatif pour des solutions technologiques garantissant la valeur probante des données,
  • développer une expertise nationale pluridisciplinaire sur les formats de fichiers pour la pérennisation de l’information numérique,
  • maintenir un équilibre entre la constitution d'une mémoire de la Nation et les nécessités de la protection de la vie privée.

3 arguments pour ∨

Conseil général de Loire-Atlantique_Archives dép.
#2828, le 20/01/2015 - 15:50

Dans le souci d’équilibre entre la constitution d'une mémoire de la Nation et les nécessités de la protection de la vie privée, la prise en compte du cycle de vie de la donnée dès l’amont constitue une clef : elle permet d’identifier, dès la constitution des corpus de données, les données individuelles auxquelles une valeur historique et patrimoniale pérenne est reconnue, et d’en prévoir le devenir après extinction de l’usage pour lequel elles ont été recueillies : soit la sortie de l’outil de production vers un stockage sécurisé dont l’accès public est repoussé à l’extinction des droits liés à la personne vivante, soit la gestion, au sein même de la base de production, de droits d’accès différenciés

SanzN
#2806, le 18/01/2015 - 14:51

Il me semble que la réflexion à développer doit s'appuyer sur la question suivante : qu'est-il possible de déléguer au numérique de ce qu'il ne l'est pas ? Ce qui signifie qu'il faut se rappeler ce qu'est le numérique : une formidable machine à calculer et donc à automatiser. Et même si cela peut paraître beaucoup, voire énorme ou encore gigantesque pour la crétine que je suis en calcul mental, il n'en reste pas moins que calculer est la seule fonction, bien pauvre et élémentaire, que fait le numérique.
En revanche, ce qui ne peut être délégué à la machine à calculer, valorise à n'en pas douter la place et le rôle de l'humain. Il s'agit donc, selon moi, d'inventer ou de reprendre (ma méfiance naturelle me fait toujours craindre de réinventer l'eau chaude...) ce que le numérique ne peut pas faire. Ce qui revient à dire : il y a l'écran et à côté de l'écran ; ou encore : il y a ce qui apparaît sur l'écran et les coulisses qui sont à l'œuvre dans ce qui est visible. Selon moi, l'administration a le devoir de rendre visible cette part invisible. Plus qu'un fichier, il s'agit de la tenue d'un registre.
Méthodologiquement, cela passe par un support papier à un instant t dont il reste à définir la fréquence d'émission et l'acteur en charge de sa sauvegarde.

Christine MAUPAS
#2748, le 16/01/2015 - 14:53

Cest LE problème à résoudre avant toute autre initiative.

Le numérique est-il plus fiable que le papier ? Le 1er exclut-il le second ?

Je crains que même les plus grands experts de la planète ne soient en mesure de donner des assurances sur la pérennité des données numériques.

S'agissant de données individuelles de la vie privée, toute la procédure doit être réalisée sous le contrôle du juge des libertés.

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