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La contribution #2901

FNCCR
#2901, le 23/01/2015 - 15:25

Numérique et gouvernance territoriale : Intégrer le numérique dans les politiques publiques : quelques priorités

Pour que le numérique puisse devenir une composante à part entière des politiques publiques, il est nécessaire de laisser s’exprimer les compétences qui existent sur les territoires : publiques, privées, amateurs, passionnés, étudiants, geeks !

Il s’agit de favoriser une gouvernance pour la créativité numérique et pour l’émergence et la préservation de biens communs, au travers de l’expression sans obstacles, des compétences et des talents, favorisant les rencontres, la définition en commun de projets de territoires, la création de nouvelles activités et de nouvelles organisations pour un «mieux vivre ensemble».

A cet égard, le développement de multiples lieux ressources ou «Tiers-lieux» (FabLab, Living-lab, Data-Lab, FormaLab, co-working,…), qu’ils soient d’initiative publique, privée, ou hybride représente un potentiel d’open-innovation majeur pour les territoires. Leur mise en réseau et le partage de leurs savoirs avec leur contribution aux projets de territoires seront fondamentaux.

Cependant, le mouvement de création de ces lieux hors soutien public, dans les territoires plus ruraux, présente un risque d’échec, car le modèle économique de ces lieux n’est aujourd’hui pas viable, et s’il est fort probable qu’il soit viable dans les agglomérations, il y a aussi un enjeu de soutien par la puissance publique, afin que la création d’intelligence collective qui découle de leur processus collaboratif puisse être ouverte et réutilisable pour l’intérêt général au sens du bien commun.

Inversement, les dispositifs uniquement portés par fonds publics, risquent de s’essouffler sur la durée, par manque de dynamisme privé dans leur gouvernance.

Ces dispositifs, dans leurs montages, leurs fonctionnements, leurs créations de contenus, vont de plus en plus être en capacité d’apporter leurs compétences, aux acteurs du territoire, au sein d’un réseau de compétences élargi au-delà de la séparation classique public/privé, que ce soit pour « l’empowerment » des individus, ou pour la coopération au sein de projets de services, de vie quotidienne.

Il est primordial de ne pas négliger, aujourd’hui, le besoin de sensibilisation, de formation, de tous types, pour tous.

En effet, l’intégration du numérique dans les différentes politiques publiques nécessite, d’une part, une culture et une connaissance du champ des possibles par les élus et techniciens de tous secteurs, et, d’autre part, une mise en réseau des acteurs, pour décloisonner et favoriser l’innovation sociale, développer l’intelligence collective.

Les trois priorités pour une intégration numérique réussie sont donc l’éducation, la formation et l’inclusion sociale : il s’agit d’anticiper les besoins futurs, de permettre un “rattrapage” du retard, de développer les filières infra-bac, l’apprentissage, et ainsi, d’utiliser également le numérique comme levier d’inclusion (par exemple former à certaines tâches nécessitant peu de compétences, mais relevant d’un besoin important : numérisation d’archives, garantir la qualité des données dans des logiciels type CRM, tags de fichiers, géolocalisation d’équipements….).
Le développement d’outils permettant de valoriser les compétences informelles, développées notamment par les plus jeunes, et la sensibilisation des organismes des formations et de traitement du chômage, comme le Pôle Emploi sur les métiers du numérique.

Une autre priorité doit être d’utiliser le numérique comme un levier permettant de développer l’accessibilité des services publics, avec, par exemple, la généralisation des permanences virtuelles dans les territoires ruraux, en imposant les référentiels d’accessibilité pour les tous les téléservices qui permettront de proposer aux populations un guichet dématérialisé.

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