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La contribution #2904

FNCCR
#2904, le 23/01/2015 - 15:29

Numérique et gouvernance territoriale Mutualiser : les moyens à mobiliser pour accélérer : littératie et mise en commun

L’ancrage local des emplois est un défi pour tous, pour l’avenir, qu’ils soient privés ou publics.

L’enjeu est alors d’assurer la montée en compétences et la mise en capacitation globale des acteurs d’un territoire, afin qu’ils puissent collectivement prendre en main leur destin en s’inscrivant pleinement dans la Société de la Connaissance, et ses nouvelles formes de gouvernance, incluant la gestion de biens communs.

Il faut donc rapidement faire évoluer les cadres juridiques pour permettre le développement de nouvelles formes de gouvernance et accepter les nouvelles pratiques de partage qui se développent.

La montée en compétence suppose plusieurs actions :
- financer la formation et l’accompagnement au changement : des professionnels (tous secteurs), des scolaires, des élus ; la reconnaissance de la filière “médiation numérique” et la création d’un cursus avec des spécialisations (par exemple médiation numérique et entreprise, développement durable, animation socio-culturelle, art et littérature, insertion etc…). Il est nécessaire d’intégrer la médiation numérique dans le catalogue des métiers et formation du CNFPT (Centre National de Formation des personnels Territoriaux), ce qui permettrait, à la fois, la reconnaissance du métier, mais aussi une évolution des personnels et des perspectives de carrière qui font défaut aujourd’hui et limitent le “niveau” des médiateurs qui stagnent en catégorie C, sont peu reconnus, et pour les plus agiles et les mieux formés, quittent leur poste notamment pour aller dans les entreprises, alors que leur action au quotidien est fondamentale pour les territoires.
- intégrer systématiquement des modules de culture numérique au niveau des organismes de formation. Ainsi la Région Rhône-Alpes apporte une “préférence” dans ses marchés publics à tous les organismes de formation incluant un certain nombre d’heures sur le numérique, quelle que soit la formation.
Ceci devrait être également imposé par le Conseil National de la Formation des élus locaux pour habiliter les organismes.
Enfin des sessions, cursus de formation spécifiques aux enjeux et à la culture générale numérique devraient être obligatoirement présentes au catalogue de ces organismes.

Le développement de lieux permettant une mutualisation des équipements coûteux (connexion fibre par exemple, équipements de fabrication, équipement de logiciels de design, d’ergonomie, …), ouverts largement aux entreprises, écoles, citoyens, portés par les collectivités, devrait être soutenu financièrement.

De nombreuses collectivités locales proposent ou souhaitent proposer des services dématérialisés à leur population (consultation des administrés, réservation de salles, paiement de la cantine….). Cependant, force est de constater que toutes n’ont pas la culture, ni les moyens, pour développer de telles plateformes. Les citoyens ne sont donc pas égaux selon les territoires. Chaque commune ou EPCI doit développer ou dénicher sa propre solution, ce qui, à l’échelle de la France, représente des coûts de développement et de maintenance importants.
Il serait donc opportun, comme cela a été fait, par exemple en matière d'état-civil, d’identifier tous les types de services aux citoyens qui soient communs en France, à développer par l’intermédiaire d’une plateforme nationale, ou de plateformes régionales interopérées, afin d’optimiser l’utilisation de l’argent public, d’assurer un rendu de service identique en tout point du territoire et l’interopérabilité des données, tout en garantissant un accompagnement simplifié, notamment par la mutualisation des tutoriels à destination des publics.

Il est également important d’encourager les entreprises (notamment par le crédit d’impôts) qui développent des outils collaboratifs concurrents aux géants américains du web, pour notamment garantir la sécurité et la confidentialité des données, la préservation de notre autonomie et pallier tout risque d’ingérence. Ce type de service permettrait de rassurer nos concitoyens, mais aussi aux administrations et collectivités d’utiliser les outils d’aujourd’hui sans crainte, et donc de diffuser la pratique des TIC dans le cadre personnel et professionnel.

Par ailleurs, la promotion de l’existant, des projets et des expérimentations et la mise en réseau des acteurs sont essentiels sur un territoire donné, pour donner à voir et essaimer. Ceci ne peut se faire qu’au prix d’un travail de terrain et d’animation. La création de postes d’animateurs numériques (sorte de community manager) à différentes échelles de territoires serait opportune, ceux-ci étant en réseau et animés au niveau national ou régional.

Enfin, il conviendrait de favoriser le partage des solutions déjà financées par l’argent public, et de les mettre à disposition des collectivités.

A cet égard, l’Etat imagine actuellement la création d’un Store national d’applications. Cette idée n’a un sens que si des préalables sont respectés :
- Les applications communiquent entre elles par le biais de la donnée, avec un socle neutre, ouvert, qui est partagé sans le moindre effort de la collectivité utilisatrice. L’objectif étant de casser les silos et de passer à une administration transversale.
- L’objectif de cette création a vocation à garantir la création et la préservation de biens communs.
- La concurrence entre les applications s’exerce librement.
- Les utilisateurs, qu’ils soient publics ou privés, bénéficient d’un accompagnement à l’usage des applications, des services, en proximité.
- Une dématérialisation complète du rendu de services.
- Une continuité des services (géographique, temporelle).
- Une ouverture à la dimension européenne
- Un cloud loyal supporte ce store.

Les services développés par divers éditeurs peuvent être tout autant propriétaires qu’open-source. Les services permettent de créer de la valeur, dont le modèle économique est propre à chaque service. Ce qui est le plus important est d’avoir une architecture neutre pouvant accueillir tous types de services, regroupés en « bouquet » thématique, ou pas.

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