Alexandra
le 8 sep 2015

Les particuliers ont de plus en plus tendance à se détourner des hôtels traditionnels pour leurs locations de vacances. En témoigne le succès de Airbnb cet été 2015, le nombre de nuitées a été multipliées par quatre par rapport à 2010 ! L'audience de la plate-forme de locations saisonnières a connu une croissance record pendant les vacances d'été, et sa notoriété ne cesse de grandir. Les pouvoir publics se sont donc saisi de la question et Airbnb collectera la taxe de séjour à Paris à compter de 2016 (à noter que Paris est la première destination mondiale sur le site Airbnb), et certainement dans toute la France à terme. C'est le même  schéma qui se dessine à l'international afin de tenter de trouver un juste équilibre avec les hôtels qui sont soumis à de nombreuses contraintes.

Face à cette économie collaborative et aux nouvelles applications de services entre particulier, l'hôtellerie traditionnelle doit adapter ses produits et ses services afin de mieux répondre aux attentes des clients. Prenons l'exemple du 5 étoiles Palace Messardière, hôtel de prestige avec spa et restaurant gastronomique à St-Tropez ou du Château Mei Lésé qui ont fait le choix de l'ultra luxe et se sont convertis très tôt au numérique, c'est un pari qui s'avère gagnant avec un taux de remplissage supérieur à 90% à l'année et des clients connectés ravis. En effet, il ne faut pas opposer réservation entre particuliers et professionnels du tourisme car ce sont deux approches complémentaires du "voyage". En effet, une famille pourra très bien louer 3 jours chez un particulier et se faire plaisir dans un hôtel de luxe ou une chambre d'hôte haut de gamme pendant 3 jours !

Il est donc primordial de réguler ces pratiques pour plusieurs raisons : maintenir un juste équilibre entre l'hébergement collaboratif et le secteur hôtelier, promouvoir une concurrence équitable entre les différentes offres d'hébergement, soutenir le marché immobilier car les annonces d'appartements à louer se réduisent dans les grandes villes comme Toulouse ou Paris.

Coté points positifs, la location de particulier à particulier apporte un nouveau souffle dans des villes ou l'offre est insuffisante ou inadaptée (Paris, New-York, Sydney), permet de voyager plus authentique, facilite la location de chambres via la simplicité des applications, démocratise le tourisme grâce à un processus rapide et des prix attractifs. Sans oublier les villes qui vont collecter des frais sur chaque nuitée, et ainsi empocher une source de revenu non négligeable ainsi que les commerçants et restauranteurs qui voient une clientèle supplémentaire affluer dans leurs magasins.

La société évolue et le digital accélère ce processus à vitesse grand V, alors faisons en sorte que la France reste la destination préférée des habitants du monde entier en participant activement à la révolution numérique !



Derniers sujets proposés